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dimanche 19 janvier 2025

Face à l’adversité

 

Troisième et dernière prédication de notre mini-série "Commencer l'année avec les psaumes"... avec évidemment le Psaume 3 !

Psaume 3
1 Psaume de David. Il fait allusion à la fuite de David devant son fils Absalom.
2 Seigneur, que mes ennemis sont nombreux !
Tant de gens se dressent contre moi !
3 Tant de gens disent à mon sujet :
« Aucune chance que Dieu vienne à son secours ! » Pause
4 Mais toi, Seigneur,
tu es pour moi un bouclier protecteur,
tu me rends ma dignité et ma fierté.
5 Si j'appelle le Seigneur à mon secours,
il me répond de la montagne qui lui appartient. Pause
6 Je me suis endormi pour la nuit ;
au réveil je reprends conscience :
le Seigneur est mon appui.
7 Je n'ai plus peur de ces milliers de gens
qui m'assaillent de tous côtés.
8 Interviens, Seigneur ;
mon Dieu, sauve-moi !
Oui, tu frappes à la joue tous mes ennemis,
tu casses les dents aux méchants.
9 Seigneur, c'est toi qui sauves !
Que ta bénédiction soit sur ton peuple ! Pause

Cette fois, contrairement aux deux premiers psaumes, il s’agit bien d’une prière adressée à Dieu, ce qui est le cas de la plupart des psaumes. Par ailleurs, le Psaume est attribué à David, et lié à un événement de sa vie : sa fuite devant son fils Absalom. Cette mise en contexte donne une indication sur la compréhension du psaume. Toutefois, le contenu du Psaume semble plus large et peut s’appliquer à de nombreuses autres situations où des ennemis nous menacent et où notre confiance en Dieu est mise à l’épreuve. Enfin, la dernière phrase du psaume montre explicitement que ce psaume ne concerne pas seulement le roi David mais tout le peuple des croyants : « Que ta bénédiction soit sur ton peuple ! »

Nous pouvons certainement nous approprier une telle prière. Ne nous arrive-t-il pas de nous retrouver dans une situation similaire à celle évoquée dans ce Psaume, dans un contexte d’adversité où notre foi, notre confiance en Dieu, est mise à l’épreuve ? 

Les versets 2-3 décrivent la situation de départ avec un constat : « mes ennemis sont nombreux. » L’accent tombe sur le nombre, affirmé trois fois. Littéralement : « Que mes ennemis sont nombreux ! Nombreux ceux qui se dressent contre moi ! Nombreux ceux qui disent à mon sujet… »

On est clairement ici au-delà du contexte spécifique de la fuite de David devant Absalom. Ces ennemis ou ces adversaires nombreux peuvent être pour nous aussi évocateurs. Il peut s’agir de personnes qui nous veulent du mal, qui s’opposent à nous d’une manière ou d’une autre, qui nous oppressent, nous humilie ou nous menacent. Les ennemis peuvent aussi être impersonnels voire spirituels, pour décrire des épreuves, des circonstances ou des événements qui ont le même effet sur nous que des ennemis qui nous menacent. Notre confiance en Dieu est alors aussi mise à l’épreuve. 

Dans les versets 4-5, nous trouvons une prière de confiance adressée à Dieu, une sorte de confession de foi qui rappelle qui est Dieu pour le psalmiste. Cette prière répond directement à l’affirmation menaçante des ennemis du verset précédent : « Aucune chance que Dieu vienne à son secours ! ». Le verset 4 commence par « Mais toi, Seigneur… » pour montrer que le psalmiste prend le contre-pied de ses ennemis. Il refuse leurs menaces et redit, avec foi, sa confiance en Dieu. 

Il compare Dieu à un bouclier protecteur et rappelle la fidélité du Seigneur. Le principe auquel il s’attache est formulé au verset 5 : Dieu répond à celui qui l’appelle à son secours. La « montage sainte » dont il est question au verset 5 fait référence au mont Sion, là où se trouvait le temple de Jérusalem. 

A partir du verset 6, c’est un peu le récit de la façon dont le psalmiste expérimente ce qu’il affirme par la foi dans les versets 4-5. La formule « Je m’endors et je me réveille » au verset 6 marque la transition, le début d’une nouvelle journée où va se concrétiser la confiance du psalmiste : « le Seigneur est mon appui ». 

Le verset 7 répond à la lamentation du début du psaume, face aux nombreux adversaires. Le psalmiste l’affirme désormais : je n’ai plus peur d’eux ! La conséquence concrète de la foi du psalmiste, face aux adversaires qui le menacent, c’est que la peur disparaît. Et parce qu’il n’a plus peur, il peut faire appel au Seigneur. 

La première partie du verset 8 exprime la prière, l’appel au secours, la demande adressée à Dieu d’intervenir. La deuxième partie du verset, exprime la réponse de Dieu, dans des termes évocateurs, qu’on aurait sans doute un peu de mal à formuler ainsi aujourd’hui : « tu frappes à la joue tous mes ennemis, tu casses les dents aux méchants. » Reconnaissons que la formule laisse à Dieu le soin d’intervenir, c’est lui qui fait justice et non nous-même qui nous vengeons. 

D’ailleurs le psaume se termine par cette leçon : « Seigneur, c'est toi qui sauves ! ». Le salut est au Seigneur. Et cela concerne tout le monde, tous ceux qui lui appartiennent : « Que ta bénédiction soit sur ton peuple ! »


Faire face à l’adversité

L’adversité fait partie de la vie… c’est universel et le fait d’être croyant n’y change rien. Cela peut même susciter de nouvelles adversités. Il ne faut donc pas s’étonner, en tant que croyants, d’affronter des épreuves et des difficultés, et même parfois de rencontrer des gens qui nous veulent du mal. 

On a même le droit, face à cette adversité, d’exprimer notre désarroi et nos inquiétudes. N’oublions pas que le Psaume 3 débute par une lamentation, et c’est très loin d’être le seul exemple du psautier biblique ! 

La première étape pour faire face à l’adversité, c’est sans doute de la reconnaître et d’assumer l’effet qu’elle a sur nous. La prière est un lieu précieux pour pouvoir l’exprimer devant Dieu. Il accueille toujours notre détresse et nos inquiétudes. Dieu entend nos lamentations, nos craintes et nos désarrois. N’hésitons pas à les exprimer devant lui. 


Ne plus avoir peur de ses ennemis

Une fois l’adversité reconnue, et son impact sur nous assumé, que demander à Dieu ? Peut-être bien, comme le Psaume 3 semble nous y inviter, de ne plus avoir peur de nos ennemis. C’est vrai quel que soit l’ennemi, quelle que soit l’adversité concernée : demandons au Seigneur de nous libérer de la peur. 

Car la peur paralyse et rend incapable d’agir. La peur nous emprisonne. Or nous avons une assurance, celle d’un Dieu souverain (c’était le thème central du Psaume 2), qui veille sur nous et a toutes choses entre ses mains. 

La peur est une arme redoutable. Elle est utilisée par les terroristes qui sèment la peur par la violence. Elle est utilisée par les personnes qui exercent une emprise sur les autres et qui musellent leurs victimes dans la peur, par des manipulations et des menaces. 

Il ne s’agit pas d’être téméraire et de négliger les dangers. Il faut, au contraire, en être bien conscient. Mais le Seigneur est plus fort. Le salut est à lui !

Quoi qu’il puisse nous arriver, rien ni personne ne nous séparera jamais de son amour manifesté en Jésus-Christ. Et notre espérance est éternelle ! 


Combattre le mal

On l’a mentionné, il y a dans ce Psaume 3 une prière qui peut paraître un peu triviale, espérant que Dieu casse les dents des ennemis ! On aurait sans doute du mal à la formuler ainsi aujourd’hui mais cette prière nous rappelle tout de même que les méchants méritent d’être condamnés. 

Bien sûr, Jésus nous a demandé d’aimer nos ennemis et de prier pour ceux qui nous persécutent…. Mais ça ne veut pas dire pour autant que nous devions accepter et relativiser le mal qu’ils commettent. Nous devons combattre le mal. 

Un violeur, une personne responsable de violences ou d’abus sexuels, un manipulateur coupable d’emprise spirituelle… tous doivent être dénoncés et combattus. Il est heureux qu’aujourd’hui la parole des victimes se libère dans notre société, y compris dans les Eglises de toutes confessions. Il y a trop eu, dans les Eglises, d’affaires étouffées ou niées sous prétexte que « ça n’arrive pas chez nous ». Il y a trop eu d’injonctions au pardon comme toute réponse donnée aux victimes… alors qu’elles ont besoin d’être écoutées et prises au sérieux.

Sans demander à Dieu de casser les dents de nos ennemis, nous pouvons sans doute lui demander que ce qui doit être mis en lumière le soit, que justice soit faite et que les victimes des méchants, quels qu’ils soient, trouvent une écoute et un secours opportun. 


Conclusion

En ce début d’année, nous savons que 2025 sera aussi faite d’épreuves et de difficultés. Nous savons que l’adversité sera là, d’une manière ou d’une autre, sous des formes différentes, avec une intensité différente aussi, selon les uns et selon les autres… mais elle sera là. 

Souvenons-nous de la proclamation à la fin du Psaume 3 : « Seigneur, c'est toi qui sauves ! »

Ce dont nous pouvons être assuré, en tant que croyants, c’est la présence du Seigneur à nos côtés. Il l’a promis. Pour faire face à l’adversité d’aujourd’hui ou de demain, tournons les yeux vers lui. N’hésitons pas à lui ouvrir notre cœur pour lui dire ce que nous ressentons : il accueille toutes nos prières. Demandons-lui, en toutes circonstances, de ne pas avoir peur, et de trouver en lui la paix et une espérance renouvelée. Toutes choses sont entre ses mains. Demandons-lui aussi la force et le courage de vivre dans la lumière et de combattre le mal. 


dimanche 4 février 2018

Qu'est-ce que vous faites d’extraordinaire ?

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Matthieu 5.38-48
38 « Vous avez appris qu'on a dit : “Œil pour œil et dent pour dent.” 39 Mais moi, je vous dis : si quelqu'un vous fait du mal, ne vous vengez pas. Au contraire, si quelqu'un te frappe sur la joue droite, tends-lui aussi l'autre joue. 40 Si quelqu'un veut te conduire au tribunal pour prendre ta chemise, laisse-lui aussi ton vêtement. 41 Si quelqu'un te force à faire un kilomètre à pied, fais-en deux avec lui. 42 Quand on te demande quelque chose, donne-le. Quand on veut t'emprunter quelque chose, ne tourne pas le dos. »
43« Vous avez appris qu'on a dit : “Tu dois aimer ton prochain et détester ton ennemi.” 44 Mais moi, je vous dis : aimez vos ennemis. Priez pour ceux qui vous font souffrir. 45 Alors vous serez vraiment les enfants de votre Père qui est dans les cieux. En effet, il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons. Il fait tomber la pluie sur ceux qui se conduisent bien et sur ceux qui se conduisent mal. 46 Si vous aimez seulement ceux qui vous aiment, quelle récompense est-ce que Dieu va vous donner ? Même les employés des impôts font la même chose que vous ! 47 Et si vous saluez seulement vos frères et vos sœurs, qu'est-ce que vous faites d'extraordinaire ? Même les gens qui ne connaissent pas Dieu font la même chose que vous ! 48 Soyez donc parfaits, comme votre Père dans les cieux est parfait ! »

Rappelons-le, dans ce discours Jésus n'est pas en train de modifier ou de s'opposer aux commandements de l'ancienne alliance. Il l'a dit explicitement : jusqu'à la fin du monde, pas la moindre petite lettre de la Torah ne sera supprimée. S'il s'oppose à quelque chose, ce ne s'est pas au commandement mais à l'interprétation qui en était faite. En rappelant le sens profond des commandements qu'il cite, Jésus en propose une lecture ambitieuse.

D'ailleurs, une formule de Jésus, à la fin de notre passage, a attiré mon attention : « Qu'est-ce que vous faites d’extraordinaire ? » Jésus s'attend donc à ce que nous fassions des choses extraordinaires !


Mais moi je vous dis...

Ne vous vengez pas

Jésus évoque d'abord la fameuse loi du talion. Elle a souvent été mal comprise. On se dit : « œil pour œil, dent pour dent », c'est de la vengeance. Or, dans le contexte de l'AT, on peut penser au contraire que c'était une loi qui voulait stopper la spirale de la vengeance et donner un premier cadre pour la justice. Un œil pour un œil. Point final. Alors que la spirale de la vengeance, c'est deux yeux pour un œil, et une mâchoire pour une dent. Et ça ne s'arrête jamais !

Jésus, ici, a pourtant besoin de souligner l'esprit de cette loi. Il doit être plus explicite parce qu'elle était devenu une justification de la vengeance. Alors Jésus dit clairement : « si quelqu'un vous fait du mal, ne vous vengez pas. » Et il aurait pu s'arrêter là. C'est déjà pas mal...

Mais il va plus loin... Non seulement, il dit de ne pas se venger mais il ajoute : « Au contraire, si quelqu'un te frappe sur la joue droite, tends-lui aussi l'autre joue. » Faut-il prendre au pied de la lettre ce qu'il dit ici ? Pas vraiment... il utilise un langage hyperbolique : il force le trait pour faire ressortir la leçon. Mais quand même. Non seulement vous ne devez pas vous venger, mais en plus vous devez faire un pas vers celui qui vous agresse. Il s'agit de contre-attaquer... par l'amour !

Aimez vos ennemis

Le deuxième commandement évoqué par Jésus n'est pas dans la Loi de Moïse, du moins pas sous cette forme. « Tu dois aimer ton prochain », ça d'accord, c'est dans le Lévitique (Lv 19.18). Par contre, la deuxième partie, « tu dois détester ton ennemi » n'y est pas ! Sans doute comprenait-on ainsi les choses : les prochains, ce sont nos amis, ou au moins ceux qui ne nous veulent pas de mal. Et notre ennemi ne peut pas être notre prochain.

Mais Jésus veut tordre le cou à cette idée. Lorsqu'il dit : « Mais moi, je vous dis : aimez vos ennemis. », Jésus est tout simplement en train de redéfinir qui est notre prochain. Nous n'avons pas à trier entre les prochains que nous devons aimer et ceux que nous devons haïr parce qu'ils seraient nos ennemis. Pour Jésus, nos ennemis aussi sont nos prochains.

Cette question du prochain est discutée ailleurs dans les évangiles. Comme lorsqu'un chef religieux a demandé à Jésus, un jour, qui était notre prochain. Jésus avait répondu avec la parabole du Samaritain. Ici, il rappelle que notre prochain est celui qui croise notre route, même s'il est notre ennemi, même s'il nous veut du mal.


Faire des choses extraordinaires

« Qu'est-ce que vous faites d’extraordinaire ? » En entendant le discours de Jésus, on comprend qu'il ne s'attend pas ici à des miracles puissants, des guérisons surnaturelles, des actes éclatants.  Non, il parle de refus de la vengeance, il parle d'amour du prochain. Il parle de l'extraordinaire qui vient se nicher dans l'ordinaire de notre quotidien. Mais le défi n'en est pas moins grand ! Car les exhortations de Jésus concernent nos relations les plus difficiles, non pas avec ceux qui nous font du bien ou nos amis, mais avec ceux qui nous font du mal, nos ennemis.

L'amour, la grâce, la bonté, la générosité, le pardon dont nous pouvons faire preuve dans notre quotidien peuvent être de l'ordre de l'extraordinaire !

A l'image du Père... et du Fils

La raison première pour laquelle Jésus nous appelle à agir ainsi, c'est l'exemple donné par Dieu lui-même :

« Alors vous serez vraiment les enfants de votre Père qui est dans les cieux. » (v.45)
« Soyez donc parfaits, comme votre Père dans les cieux est parfait ! » (v.48)

Et ce qui est intéressant, c'est que ce qui est dit de l'action de Dieu ici, c'est qu'il fait briller le soleil et fait pleuvoir sur les méchants et les justes. Bien-sûr, c'est une métaphore de la grâce de Dieu, qui ne fait pas d'acception de personnes. Mais cette grâce se manifeste dans des événements du quotidien, comme le soleil et la pluie. C'est bien dans notre quotidien que nous sommes appelés à faire des choses extraordinaires.

Et puis, en prenant un peu de recul, il y a évidemment l'exemple suprême de Jésus lui-même, qui a mis en pratique mieux que tout autre les principes qu'il enseigne dans ce discours. Il a refusé la vengeance et aimé ses ennemis. Il s'est laissé arrêter, juger et condamner, alors même qu'il était innocent. Et sur la croix il a prié pour ses ennemis en disant : « Père pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font ! »

En coupant court à la vengeance

Où est donc la tentation de la vengeance dans notre vie quotidienne ? Dans nos relations, il y a de multiples occasions de se sentir agressé ou attaqué, par une parole ou une attitude d'un collègue de travail, d'un voisin, etc... Et lorsque quelqu'un nous fait du mal, d'une manière ou d'une autre, on a souvent d'abord envie de lui faire mal en retour...

Dans la lignée des précédentes paroles de Jésus, le réflexe de vengeance commence dans nos pensées et nos paroles. Il commence avec la rancœur ou la frustration qu'on entretient. Il se manifeste dans des paroles blessantes ou moqueuses, pour répondre du tac au tac.

Et c'est là, avant de passer à l'acte, qu'il faut couper court au réflexe de la vengeance. Laisser s'envoler l'oiseau de la haine ou du ressentiment plutôt que de le  laisser faire son nid dans notre cœur.

En contre-attaquant par l'amour

Mais cette fois Jésus va encore plus loin. Non seulement il s'agit de ne pas se venger, de ne pas haïr, de se retenir... mais il s'agit d'avoir un geste, une action en direction de l'ennemi. Prendre le contre-pied de la vengeance !

On ne vainc pas le mal par le mal mais par le bien. Ou comme l'a dit Martin Luther King : « Les ténèbres ne peuvent pas chasser les ténèbres, seule la lumière le peut. La haine ne peut pas chasser la haine, seul l’amour le peut. »

Les paroles de Jésus sont un appel à la non-violence, qui n'est pas seulement un refus de la violence mais le choix de la paix et du pardon. Comme Jésus ne nous demande pas seulement de refuser la vengeance et de ne pas haïr son ennemi, il nous demande de tendre l'autre joue, de donner notre vêtement, d'aimer nos ennemis, de prier pour ceux qui nous persécutent... Nous sommes toujours appelés à faire un pas décisif vers notre prochain, quel qu'il soit. Et ça peut paraître parfois une folie. Mais c'est la folie de l'amour.


Conclusion

« Qu'est-ce que vous faites d'extraordinaire ? » C'est dans notre quotidien que se trouve la réponse à cette question. Dans nos pensées, nos paroles et nos actes. Et, c'est vrai, la barre est placée haute par Jésus. Il nous appelle à être des ouvriers d'amour et de paix. Ne pas seulement résister à la vengeance mais faire preuve de grâce et de pardon. Ne pas seulement résister à la haine de ceux qui nous font du mal mais à contre-attaquer par l'amour et la prière.

C'est ambitieux. C'est aussi le chemin que Jésus lui-même nous a montré. Et pour nous, ça ne sera possible que si l'Esprit de Dieu est à l'oeuvre au plus profond de nos cœurs et nous transforme à l'image du Christ.